Humour de linguistes, et de notaires

La virgule sauve des vies! C’est du moins ce que laisse entendre le Comité contre la médiocrité langagière avec son parlant exemple:

Et si on mangeait les enfants?

Beaucoup plus cruel, on en convient, que:

Et si on mangeait, les enfants?

L’Institut d’assurance de dommages du Québec montre aussi la portée d’une ponctuation déficiente, racontant l’histoire d’un homme riche qui, au moment de son agonie, aurait pris un stylo pour écrire ses dernières volontés. Malheureusement, il aurait, semble-t-il, poussé son dernier souffle avant d’avoir pu ponctuer son texte.

« Je laisse mes biens à ma sœur non à mon neveu jamais sera payé le compte du tailleur rien aux pauvres. »

À qui laissait-il sa fortune? Le neveu ponctue ainsi:

« Je laisse mes biens à ma sœur ? Non ! À mon neveu. Jamais ne sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres. »

Naturellement, la soeur du défunt n’est pas d’accord, elle ponctuerait plutôt le billet de cette façon:

« Je laisse mes biens à ma sœur. Non à mon neveu. Jamais ne sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres. »

Et on imagine ce que le tailleur et les pauvres feront de la notice non ponctuée!

Si la virgule vous angoisse, consultez l’article sur les mythes liés à son utilisation.

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