La virgule inspirée

Pour répondre à une question qui lui est souvent posée, Sur le bout de la langue désire aujourd’hui défaire quelques croyances liées à l’utilisation de la virgule.

Première croyance : la ponctuation respecte des règles tellement complexes qu’elles paraissent aléatoires.

Malheureusement, l’utilisation de la virgule ne relève pas du hasard et n’est pas qu’une question de style. La grammaire impose certaines règles, même en ce qui concerne la ponctuation.

Seconde croyance : la principale fonction de la virgule est de nous permettre de respirer.

Lorsqu’on lit un texte écrit, la virgule est, certes, un moment de répit, une brève pause dans la lecture, plus courte que l’arrêt suggéré par le point. Mais l’inverse n’est pas vrai. Il ne suffit pas de lire son texte en respirant profondément pour trouver où placer les virgules. Imaginez l’instabilité d’un système de ponctuation reposant sur le degré d’essoufflement – ou de congestion nasale – de son utilisateur! Un bon exemple de cette impossibilité de transférer directement de l’oral à l’écrit l’utilisation de la virgule est celle du coordonnant « mais ». À l’oral, on prend généralement une pause après le « mais » (« J’ai bien pensé à mon examen mais (respiration) je ne pense pas le réussir. ») alors qu’à l’écrit, il faut ponctuer AVANT le coordonnant (« J’ai bien pensé à mon examen, mais je ne pense pas le réussir. »)

Si l’utilisation de la virgule vous fait peur, sachez que cinq grandes règles expliquent presque tous les cas d’utilisation de la virgule.

Pour les cas plus complexes, mieux vaut se référer à la Banque de dépannage linguistique de l’OQLF.

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