Sans crainte et sans fautes

Pourquoi devons-nous écrire sans crainte (au singulier) et sans fautes (au pluriel)? Pourquoi des règles de grammaire (au singulier) et des tonnes de copies (au pluriel)? Encore une perversion de la langue française? Malgré les apparences, il existe certaines règles qui organisent l’accord de ces noms introduits par une préposition.

Bien souvent, la logique permet de savoir si le nom doit être au singulier ou au pluriel. Ainsi, il n’y a qu’un programme à l’étude dans une évaluation de programme, mais plusieurs compétences dans un ensemble de compétences. Lorsque le nom désigne une réalité abstraite, ou qui ne se compte pas, celui-ci doit rester au singulier. C’est donc pleins de courage qu’il nous faut aborder ces accords complexes!

La même logique prévaut lorsque le nom est introduit par la préposition sans. Pressé, on peut ainsi sortir de la maison sans manteau et sans gants. Dans le cas de réalités abstraites ou impossibles à compter, on choisit alors le singulier. C’est pourquoi on peut boire son café sans lait (on ne peut compter le lait) et aborder sans crainte (une réalité abstraite) l’accord du complément du nom!

Quelques exemples utiles :

Au singulier

Des chefs de service, des chefs de bureau, des agents de communication, des directrices d’école, des noms de famille, des offres de service, des méthodes de calcul, des centres de recherche, des laboratoires de recherche, des domaines d’activité, des ouvrages de référence, des plans d’action, des droits d’auteur

Au pluriel

Un homme d’affaires, une base de données, dans un autre ordre d’idées, la création d’emplois, une salle de conférences, un programme d’études, une bourse d’études

Pour en savoir plus: Banque de dépannage linguistique – Nombre du complément du nom

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