Briser ses promesses

Peut-on briser une promesse? Politiquement, il semble que oui, et le gouvernement Couillard l’a allègrement démontré ces derniers jours. Mais grammaticalement, est-ce toléré?

L’expression est un calque de l’anglais « to break a promise ». Pourtant, comme l’utilisation du verbe briser avec un complément abstrait – briser une amitié, une conversation, un pacte, une carrière… – dans le sens de « rompre » est fréquente, qu’elle est sémantiquement claire et grammaticalement correcte, l’Office québécois de la langue française se garde de condamner l’expression. On suggère néanmoins d’utiliser plutôt enfreindre une promesse, violer une promesse, rompre ou manquer à ses promesses. Le mieux serait tout de même de les tenir…

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