Une encolure dont vous êtes l’héroïne (ou le héros)!

C’est maintenant à Design de mode et à son module de Gestion de production du vêtement, grâce aux bons soins de Nadine Meunier, d’occuper la murale de la valorisation de la langue (en face du E-112).

Col, collet* ou encolure, savez-vous faire la différence? Qu’est-ce qu’un col Claudine? Une encolure goutte d’eau? Consultez la galerie qui vous est offerte pour démêler tout ça!

*Bien qu’on l’utilise souvent dans ce sens, à tort, le « collet » n’a rien de vestimentaire! Il s’agit plutôt d’un terme associé à la chasse, d’un piège qui attrape les animaux par le cou…

Beaucoup de travail pour Ginette!

L’anacoluthe* de la première phrase de cette publication de Métro mon épicier laisse présager d’un avent éreintant pour Ginette!

*anacoluthe: «Rupture de la construction syntaxique intervenant en cours de phrase, de telle manière que, sans qu’il y ait rupture du lien logique, la fin de la phrase n’est plus grammaticalement en harmonie avec son début». CNRTL

Langue d’une société en changement, intimité d’une langue en changement

La société module la langue qui influence la société qui agit sur l’individu qui redessine la langue de l’intimité…

Pour le narrateur de Bestiaire (Éric Dupont, 2008), la fin des années 70 s’accompagne de son lot de nouvelles définitions.

Extrait de Bestiaire

Tiré de:

DUPONT, Éric. Bestiaire, Montréal, Marchand de feuilles, 2013, p. 59-60.

Design d’intérieur s’empare de la murale!

Dans le cadre de leur cours Mobilier, accessoires et équipements, les étudiantes et les étudiants de Design d’intérieur de Michel Pierre Lachance ont eu à produire des planches illustrant les tendances de 2018.

Ce qu’ils ont produit est magnifique! Certains ont même poussé la recherche esthétique jusque dans la langue et ont composé des textes de présentation de leur tendance dont ils peuvent être fiers.

Sur la murale de la valorisation de la langue du Cégep Marie-Victorin, située en face du E-112, les travaux de Youssef Missi, de Sarah Démelin, de Julie Caudron, de Mengyan Wang et de Guilaine Martel volent la vedette, en images et en mots!

Mots d’élections, mots de prédilection

La campagne électorale bat son plein et souffle sur le Québec un léger vent… de cynisme? Dans sa volonté perpétuelle d’alléger linguistiquement l’existence, Sur le bout de la langue porte à votre attention une série de mots qui – étrangement peut-être – prennent un tout nouveau sens selon qu’ils sont utilisés dans la vie courante ou à l’approche des élections. (Cette liste se retrouve aussi sur le mur de la valorisation de la langue, dans le couloir du E, au Cégep Marie-Victorin)

URNE

Dans la vie de tous les jours, une urne, c’est la mort. Ce mot désigne le vase qui sert à conserver les cendres des morts depuis son apparition en français. Ce n’est que plus tard, autour du 15e siècle, qu’il a pris le sens de récipient pour puiser de l’eau.

En période électorale, l’urne devient la boîte dans laquelle l’électeur dépose, non des cendres, mais son bulletin de vote et ses espoirs d’un monde plus représentatif.

Murale électorale affichée en face du E-112 au Cégep Marie-Victorin

BUREAU

Quotidiennement, plusieurs personnes se rendent au bureau, s’assoient à leur bureau ou se cachent dans leur bureau, selon que le mot réfère à la table de travail, à la pièce qui entoure cette même table de travail, ou à l’établissement qui regroupe des services administratifs.

Au Moyen Âge, pour faire les comptes, on déroulait sur la table une lourde étoffe appelée burel, forme ancienne de bureau. Même lorsqu’on a cessé cette pratique, on a continué de désigner la table de travail par le même nom.

Le bureau prend un autre sens le jour de l’élection. Pourtant, le bureau de vote n’a rien d’une table de travail : c’est l’endroit où nous sommes invités à voter. Il ne s’agit toutefois pas que d’un lieu physique puisqu’il accueille scrutateurs et scrutatrices, assis sagement, électeurs et électrices, le plus souvent en file, et tout le matériel nécessaire à la bonne tenue d’un vote.

BULLETIN

Depuis l’ancien français bulette (petit sceau) dont il tire ses origines jusqu’à aujourd’hui, le nom bulletin a toujours eu quelque chose d’officiel. Dans notre monde scolaire, il fait très souvent référence à ce document attendu avec plus ou moins d’appréhension et qui sert de rapport scolaire à propos du travail de l’élève.

Un bulletin peut aussi être un récépissé (attention à l’orthographe!), une jolie assonance qui désigne un document par lequel on reconnaît avoir reçu quelque chose (On vous demande d’apposer vos initiales sur une facture parce qu’on vous a remis de l’argent comptant retiré avec votre achat? C’est une forme de récépissé.)

Le jour du vote, le bulletin a aussi quelque chose de très officiel. Ce papier sur lequel on pose notre croix et tous nos espoirs ne sert pas de rapport mais plutôt de demande, de preuve de confiance envers un parti ou encore, si on adhère au Parti Nul, une façon de dire son ras-le-bol d’une démocratie désuète. Et le mot bulletin a ce sens électoral depuis le 16e siècle.

CAMPAGNE

À l’origine, campagne désignait une vaste étendue de pays plat puis, peu à peu, une étendue de champs cultivés. Aujourd’hui, la campagne évoque pour certains une brise de printemps sur des verdures ondoyantes, pour d’autres des effluves agricoles.

Mais c’est dans son sens presque militaire qu’on entend campagne ces jours-ci, comme l’ensemble d’actions ourdies pour mieux nous faire pencher d’un côté ou de l’autre. La campagne électorale partage avec la campagne militaire la froide planification d’une série d’opérations et, peut-être, les victimes collatérales.

PROMESSE

Promettre vient du latin promittere dont il n’a gardé que le sens figuré, s’engager à. Une promesse, c’est un engagement, un serment, un avenir envisagé selon certaines règles de conduite.

En période électorale, les promesses, c’est bien souvent de la poudre aux yeux…

 

Sources :

REY, Alain (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Éditions Le Robert, 1994. 2383p.

Druide informatique Inc., Antidote (Version 9), [logiciel], Montréal, 2015, Druide informatique.

CENTRE NATIONAL DE RESSOURCES TEXTUELLES ET LINGUISTIQUES. Portail lexical, www.cnrtl.fr

Tolérez-vous les anglicismes?

Tolérez-vous les anglicismes?
Les chroniqueurs linguistiques québécois actuels, difficilement… C’est, du moins, la conclusion à laquelle arrivent deux chercheuses de l’Université de Sherbrooke.

« La grande majorité des critiques sont catégoriques et non pas nuancées, alors que très peu d’arguments sont mis de l’avant! On utilise seulement l’argument  » ça vient de l’anglais « . Si on fait des circonlocutions, peut-être que cet anglicisme-là répond à un besoin ou comble une lacune… Ce qui m’a surprise, c’est la résistance démontrée par rapport au maigre éventail des arguments présentés. » écrivent-t-elles.

Pour lire l’article en entier:

https://www.usherbrooke.ca/actualites/nouvelles/nouvelles-details/article/37876/

Pour mieux comprendre le débat des chefs : un glossaire un brin moqueur

L’Oreille tendue propose aujourd’hui un retour linguistique sur le débat des chefs qui a eu lieu le 13 septembre 2018. «Culture», «bobos» et «pléonasme», entre autres, font l’objet d’entrées dans ce grinçant glossaire.

Pour le consulter:

Glossaire de débat

Envie de partir? Des suggestions littéraires et musicales!

Sur le mur de la valorisation de la langue: une escapade routière littéraire et musicale

Les vacances semblent déjà loin… Besoin de dépaysement? À la suggestion de Sarah Leroux, mégatutrice au Prétexte, on propose un road trip – l’OQLF recommande plutôt « escapade routière » – québécois. (Il est possible de contempler une version matérielle et beaucoup plus lisible en face du E-112!)

Aux trouvailles de Sarah, qui mettent elles-mêmes en scène des exils, de longs voyages, des kilomètres avalés, on ajoute quelques romans québécois qui font visiter un ailleurs pas trop éloigné.

On fournit même la trame sonore de cette escapade routière littéraire avec une sélection de chansons géographiquement liées aux romans proposés!

Bon voyage!

Recherche :        Sarah Leroux, du Prétexte et le département de Lettres

Que du beau!

Parce que la rentrée peut parfois être le lieux de tous les chaos, Sur le bout de la langue vous souhaite d’harmoniser au moins votre environnement sonore. La sélection d’Icimusique de chansons tirées de poèmes peut y contribuer! Rimbaud par Daniel Bélanger, Nelligan par Claude Léveillé, Péloquin par Yann Perreau… ce n’est que du beau!

Webradio – Des poèmes en chanson

Bonne écoute (et bonne rentrée)!

 

Le corrigé de la Dictée Hélène-Richer édition 2018

Auriez-vous réussi à faire un sans fautes?

La Dictée Hélène-Richer a eu lieu le mercredi 21 mars, au Cégep Marie-Victorin. Plusieurs personnes ont relevé le défi en gardant le sourire! Les organisatrices remercient les participantes et les participants de même que les commanditaires.

Pour jeter un coup d’œil aux pièges évités (ou pas), voici le corrigé : Corrigé – Hélène Richer en trois actes

bannière antidote