Courir les concours à Marie-Victorin!

En mars, cultivons notre langue!
(Et gagnons des prix!)
Mars, c’est le mois du français. Le Prétexte, en collaboration avec Sur le bout de la langue, organise deux concours des plus intéressants!
La Dictée Hélène-Richer
Mercredi 11 mars 2015, de 12 h 15 à 12 h 50, au C-108
Vous aimez les dictées? Délectez-vous!
Vous aimez les dictées… avec réserve? Tentez le coup malgré tout et courez la chance de remporter un des NOMBREUX prix offerts par la Direction générale, la Direction des ressources humaines, la Direction des études, les éditions Druide, la COOP Marie-Victorin, le Centre sportif Marie-Victorin, Papier Profusion inc. et Espace 7000!
Concours «Des prénoms communs»
Du 2 au 23 mars 2015
Vous savez ce qu’est une julienne? Une maxime?
Observez la vitrine à l’entrée de la bibliothèque et participez au concours en remplissant le coupon-réponse au Prétexte. Vous pourriez gagner un Grand Druide des synonymes et des antonymes offert par les éditions Druide.

Couru concours!

Pierre Brodeur et quelques concurrents.

 

Encore cette année, la Dictée Hélène-Richer a connu un franc succès. Près de soixante-dix concurrents, étudiants et employés du cégep Marie-Victorin, ont trituré langue et crayon pour produire des copies sans fautes. Et le défi était de taille! Pierre Brodeur et son impeccable diction ont proposé aux participants une dictée truffée de pièges qu’il est maintenant possible de consulter ICI.

Les efforts des concurrents ont été bien récompensés. Grâce aux généreux donateurs Druide informatique, le Service aux étudiants,  Michel Vincent à la direction des études, Sylvain Mandeville à la direction générale, Coop Marie-Victorin, Espace 7000, Papier Profusion, la librairie Le Port de tête et Capucine, une quarantaine de prix de participation ont été offerts à de souriants participants.

Il faut maintenant laisser les valeureux correcteurs déjouer à la fois les embûches de la dictée et la calligraphie galopante de certains participants avant d’obtenir le nom des gagnants des catégories junior, senior et employés.

Les employés de la RAC et leur collation.

De son côté, Sur le bout de la langue tient à féliciter chacun des employés qui ont repoussé leurs craintes pour affronter la langue française! C’est le Bureau de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) qui était numériquement le mieux représenté (ex aequo avec le département de Commercialisation de la mode, mais le hasard a été clément avec les occupants du Dujarié) et qui a reçu la collation offerte par Capucine. Les courageux employés de la RAC se délecteront en pensant à leurs règles de grammaire!

Dictée Hélène-Richer – troisième séance d’entraînement : a trait et attrait

Malgré la campagne électorale qui bat son plein,  malgré la Dictée Hélène-Richer qui arrive rapidement (dès mercredi prochain, à 12 h 15, au H-107!), Sur le bout de la langue sent, en cette fin d’hiver qui s’éternise, l’envie de parler météo. Alors que le temps des sucres devrait atteindre son paroxysme, on aperçoit encore le pêcheur sur glace lancer sa ligne sans même craindre le dégel! Le printemps et ses attraits se laissent désirer.

Pour se désennuyer en attendant le chaud temps, quoi de mieux qu’un petit entraînement grammatical! Il y a tant de pièges dans cette belle langue française, le divertissement est assuré pour les décennies à venir! Le couple qui nous intéresse aujourd’hui est celui formé par a trait et attrait qui ne sont unis que par une ressemblance sonore. Tout le reste tend à séparer le nom attrait, « qualité qui attire ou qui séduit », de l’expression liant le verbe avoir au nom trait pour signifier « ce qui concerne ». Comment les distinguer? Si l’homophone est suivi de la préposition à (ou au, aux), il s’agit de l’expression a trait.

Les attraits du printemps sont nombreux.

La température clémente, les arbres bourgeonnants, les vêtements plus légers, tout ce qui a trait au printemps est représenté dans ce texte.

L’expression « en ce qui a trait à », souvent utilisée par les politiciens en campagne – puisqu’il faut y revenir ! – est rarement attestée par les dictionnaires, mais semble passée dans l’usage au Québec. Elle signifie « en ce qui concerne ».

Pour en savoir plus: l’article de la Banque de dépannage linguistique

Dictée Hélène-Richer : première séance d’entraînement – Un palier à atteindre

Les élections provinciales seront, selon toute vraisemblance, annoncées officiellement mercredi. Gageons que dans la horde de candidats, nombreux seront ceux qui s’engageront à mieux financer tel ou tel domaine dans le but de pallier à l’ingérable crise générée par le parti au pouvoir dans le passé, quel que soit le passé auquel on fait allusion. (Oui, l’équipe de Sur le bout de la langue, déjà échaudée par « On se donne Legault », anticipe les erreurs électorales!)

Que les candidats racoleurs le sachent, pallier est un verbe transitif direct, c’est-à-dire qu’on pallie quelque chose, et non à quelque chose. L’augmentation du budget alloué à l’éducation pourra donc pallier les insuffisances dans le réseau et remédier à (et non pallier à) ce problème récurrent de sous-financement.

Entendrons-nous aussi parler de différents paliers de gouvernement? C’est fort possible et, pourvu qu’on n’y mette qu’un «l», tout à fait correct. Cette expression québécoise ajoute aux acceptions de palier (plate-forme entre deux volées d’escaliers, phase de stabilité, segment quasi horizontal de la courbe d’un graphique ou pièce qui supporte et guide un arbre de transmission) celle, politique, de niveau administratif.